Conseils Pratiques

Taxis conventionnés

Attention si vous appelez un taxi de l’accueil, mentionnez bien que vous souhaitez un taxi conventionné, sinon vous ne pourrez pas vous faire rembourser. Le bon de transport doit être établi avant le trajet, être signé par le médecin, et indiquer comme moyen de transport “ VSL ou TAXI”.

Les taxis conventionnés arborent la vignette ci-dessous.

logo taxi conventionné

Départ aux urgences

Avant de partir aux urgences, appelez le service oncologie pour les prévenir de votre arrivée, et prenez soin d’emporter tous les médicaments que vous prenez régulièrement, y compris les anti-douleurs forts (auxquels vous n’aurez par exemple pas le droit tant que vous n’aurez pas vu le médecin, ce qui peut prendre plus de quatre heures).

Si vous êtes immunodéprimé, demandez un masque à l’accueil dès votre arrivée.

Scintigraphie – Pet-scan

Ces examens rendent le patient radioactif, le temps que le produit s’évacue dans les urines. Buvez beaucoup, et évitez de faire un câlin à vos enfants (ou à une femme enceinte) jusqu’au lendemain de l’examen.

Le traitement de la douleur

La circulaire DGS/DH/95-22 du 6 mai 1996 a défini la charte du Patient Hospitalisé, modifiée suite à la loi 2002-203 du 4 mars 2002. Il est écrit que l’hôpital doit être attentif à soulager la douleur du patient. Pour respecter la loi sans tomber dans les abus (pas question d’administrer de la morphine à tout venant), les hôpitaux ont mis en place des protocoles anti-douleur. C’est là que ça se complique!

Exemple vécu : Mon mari s’est vu refuser la morphine après la pose du casque de stéréotaxie, sous prétexte qu’il avait vomi. Or, il vomissait non pas à cause de la morphine qu’il prenait régulièrement, mais parce qu’après des années de chimio, il vomissait à la moindre contrariété.

Pour lui retirer les vis du crâne (5mm de diamètre), aucune anesthésie locale n’était prévue. Ils lui ont proposé un Doliprane 1000 (“C’est le protocole!”). La douleur était pourtant comme vous pouvez l’imaginer insupportable. NE VOUS LAISSEZ PAS

Cancer Jeune Parent - conseils pour l'hôpital : gestion de la douleur

MARTYRISER! La loi impose à l’hôpital de soulager votre douleur.

Pour mieux comprendre la douleur, vous pouvez télécharger le livret UPSA : “La Douleur en questions“.

Le cathéter  à chambre implantable (ou “PAC”)

Les chimiothérapies abîmant les veines, on vous proposera peut-être la pose d’un PAC pour éviter de vous perfuser systématiquement par le bras (dont les veines sont petites, plus fragiles et plus douloureuses). Les traitements seront injectés directement dans une veine plus importante (ex : jugulaire). Cela vous laissera plus de liberté de mouvement lors des chimiothérapies.

 Les médicaments d’exception

On vous prescrira parfois des médicaments d’exception. Ce sont des médicaments au prix exorbitant qui ne peuvent être prescrits que par un spécialiste, et non pas par un généraliste, ou un docteur d’une autre spécialité. Si vous voyez que vous arrivez à court de votre stock de médicaments d’exception anti-douleur, pensez à en redemander!

A chaque prescription de médicaments d’exception, vérifiez que le docteur a bien signé et tamponné chaque feuillet, autrement vous devrez retourner à l’hôpital car votre pharmacien refusera de vous délivrer le médicament.

Prévoyez au minimum un quart d’heure à la pharmacie quand vous irez chercher vos médicaments d’exception (voire une demi-heure), à cause de la paperasse qu’ils engendrent.  Vous pouvez sinon déposer l’ordonnance et repasser les prendre plus tard.

La prescription de médicaments à l’hôpital

La nuit, il y a peu de docteurs. Aussi si vous souhaitez demander un somnifère, des anxiolytiques, ou autre, pensez à le faire la journée, si possible le matin. Les infirmières ne sont pas habilitées à vous donner un médicament qui n’a pas été prescrit.

Si votre spécialiste adresse une lettre à votre généraliste stipulant que ce dernier doit vous prescrire tel et tel médicament en cas de symptômes particuliers, n’oubliez pas de lui faire préciser les dosages. En effet votre généraliste ne sera pas toujours à même de connaître le dosage précis nécessaire, et le spécialiste pas toujours facilement joignable au moment précis où vous êtes en consultation chez votre généraliste.

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